Les conditions relatives au droit au remords

Définition : Le droit au remords consiste à permettre à un interne de changer de discipline dans sa subdivision, avant son quatrième semestre, en faisant valoir son droit au remord dans les mêmes conditions qu’actuellement (rang initial de classement l’ayant situé, dans la discipline pour laquelle il souhaite opter, à un rang au moins égal à celui du dernier candidat issu des mêmes ECN et affecté dans cette discipline au niveau de la subdivision). Ce changement s’effectue dans la subdivision au sein de laquelle l’étudiant a été affecté à l’issue de la procédure nationale de choix.

Attention –  Tout changement de spécialité est définitif et ne peut être exercé qu’une seule fois au cours de la formation de troisième cycle.

Première hypothèse  : L’étudiant qui souhaite changer de spécialité doit avoir été classé à l’issue des épreuves classantes nationales à un rang au moins égal à celui du dernier candidat issu des mêmes épreuves classantes nationales, non signataire d’un contrat d’engagement de service public au moment de la procédure nationale de choix et affecté, dans la même subdivision, dans la spécialité au profit de laquelle il demande son changement.

Deuxième hypothèse : Un étudiant qui ne remplit pas les conditions ci-dessus peut demander à changer de spécialité, si, à l’issue des épreuves classantes nationales à l’issue desquelles il a été définitivement affecté, tous les postes n’ont pas été pourvus dans la spécialité au niveau de la subdivision, sans considération de son rang de classement. Toutefois, si les demandes sont supérieures au nombre de postes non pourvus, les candidatures sont examinées en considération du rang de classement des étudiants qui souhaitent effectuer ce changement.

Troisième hypothèse  (le droit au remords « élargi ») : En principe, toute vacance de postes ultérieure aux épreuves classantes nationales à l’issue desquelles l’étudiant a été définitivement affecté ne permet pas de faire une demande de droit au remords. Toutefois, le directeur général de l’agence régionale de santé conjointement avec le directeur de l’unité de formation et de recherche et les coordonnateurs locaux concernés des spécialités peut décider d’informer par tout moyen les étudiants de la subdivision de toute vacance de poste ultérieure aux épreuves classantes nationales, susceptible d’affecter l’équilibre démographique des professionnels de santé au sein de la région. Les internes de la subdivision intéressés présentent leur candidature au directeur général de l’agence régionale de santé. Ce dernier les affecte en tenant compte du rang de classement initial.

Des informations complémentaires sur le droit aux remords dit « élargi » (dont notamment la liste des postes identifiés comme disponibles par l’ARS) sont disponibles sur le site de l’ARS – espace dédié internat

==> Pour aller plus loin : télécharger la Fiche explicative – droit aux remords élargi

Reprise des stages : Les stages effectués précédemment peuvent être validés au titre de la nouvelle spécialité choisie, conformément à la maquette de diplôme d’études spécialisées, selon des modalités fixées par les conseils des unités de formation et de recherche médicales concernées, sur proposition du coordonnateur local de la nouvelle spécialité. L’étudiant est alors réputé avoir une ancienneté augmentée du nombre de semestres validés.

Comment faire la demande de droit au remords ?

La demande est à adresser au Doyen de la Faculté et à l’ARS avec copie à la DAMSMT, en joignant si possible l’accord écrit éventuel du coordonnateur local de la spécialité de prise en compte ou non de l’un ou de plusieurs semestres déjà validés dans la spécialité de départ (en précisant lequel ou lesquels).

Télécharger le Formulaire droit aux remords

Télécharger le Formulaire_Droit_au_remords_Procédure élargie – V3 (1)

La date limite de dépôt du dossier est le 1er janvier pour le semestre d’été et le 1er juillet pour le semestre d’hiver.

L’accord est donné en fonction des capacités de formation en stage et de l’équilibre démographique des professionnels de santé au sein de la région. Le directeur de l’unité de formation et de recherche informe de sa décision l’étudiant, le directeur général de l’agence régionale de santé et le coordonnateur local de la spécialité que l’étudiant a été autorisé à suivre.